Avec une population de 145 millions d’habitants, une croissance annuelle de son produit intérieur brut avoisinant les 6 %, une inflation réduite à 12 %, des échanges commerciaux qui s’accroissent de 18 % chaque année avec l’Union européenne, la Russie représente pour les entreprises françaises un marché à fort potentiel.
Mais il s’avère également un pari risqué. Témoignages d’un groupe alimentaire français : Bonduelle et d’une PME spécialisée dans la fabrication de cônes pour crèmes glacées : France-Cônes.
Le groupe :
Avec un chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’euros, Bonduelle axe sa stratégie de développement sur la croissance de ses produits frais et traiteur, ainsi que sur sa percée dans les pays d’Europe de l’Est, notamment en Russie. Entretien avec Benoît Bonduelle, directeur général de Bonduelle Development.
Benoît Bonduelle : “Avec un salaire moyen d’environ 100 euros par mois,
les Russes consacrent 59 % de
leurs revenus à satisfaire leurs
besoins alimentaires. Ils sont sensibles à la qualité des produits. Nous fabriquons en Russie des produits de qualité comparable à ce que nous proposons en Europe de l’Ouest. Nous avons bâti un réseau commercial efficace, en travaillant avec des importateurs russes basés à Moscou et à Saint-Pétersbourg. Compte tenu de la taille du pays, il ne faut pas sous-estimer le coût de la logistique. Les non-paiements pour absence de trésorerie sont fréquents. Aussi faut il suivre de près les comptes clients ainsi que leur évolution. Enfin, le marché de la contrefaçon est florissant. Aussi, est-il nécessaire de faire appel à la police économique.
En Russie, notre produit phare c’est le maïs doux, un aliment qui était auparavant
quasi-inexistant dans ce pays. Pour assurer notre production, nous avons repris
en location des Kolkhozes. L’usine de conditionnement a été opérationnelle en mai 2004. Sa capacité de production est de 120 millions de boites (80% maïs et 20 % pois) pour un investissement initial de 16 millions d’euros. Dans ce projet, la BERD nous soutient à hauteur de 35 %. Pour réaliser un tel projet, il faut travailler avec une société d’ingénierie qui a pignon sur rue en Russie, et choisir des sous-traitants locaux et avoir le soutien des administrations régionales et locales. Pour construire cette usine, il nous a fallu obtenir 48 autorisations de licences contre normalement 2 pour la France”.
La PME
France-Cônes, entreprise familiale acquise en 1991, basée à Epernon est devenue
le numéro deux européen et fabrique chaque année 500 millions de cônes destinés à l’industrie de la glace. Son développement passe par la Russie. L’opinion de son président directeur général, Jean-Christophe Laplace.
Jean-Christophe Laplace :
“ La croissance du groupe passe par une politique à l’export dynamique.Nous sommes présentes en Australie, en Algérie, en Egypte et en Russie. C’est un marché porteur. La consommation de glace est en constante croissance favorisée par l’émergence d’une classe moyenne qui s’équipe en congélateurs et par le développement de la grande distribution. Sans parler des grands groupes d’agroalimentaires comme Nestlé ou Unilever qui multiplient les campagnes publicitaires. Un nombre croissant de glaciers choisit de sous-traiter la production des cônes pour mieux se concentrer sur leur cœur de métier. Nous avons créé Russie-Cônes. Pour réussir en Russie, il faut comprendre la mentalité russe. Il faut aussi trouver un partenaire russe. Nous avons créé un joint-venture avec un industriel russe qui détient 22% du capital. Le processus est long pour rassembler les autorisations et accréditations. Nous nous appuyons sur de grands groupes comme Nestlé avec la signature de partenariats commerciaux...”
L’Antenne du 26/11/04
Selon un cadre de P&O, le fret ferroviaire a augmenté au dépens du fret routier du fait des taux de fret routiers plus importants, des routes congestionnées, des péages dans la plupart des pays européens et de la protection de l’environnement. Même en Grande Bretagne le fret ferroviaire a augmenté de 6% selon une étude du groupe de transport de l’université de Westminster. P&O consolide son activité intermodale
rail route. La marchandise est transportée par container sur rail ou alors elle
est chargée sur camion. Le cadre de P&O rapportait que le camion avait baissé de
50% au profit du rail.
IFW du 06/09/04
Fin octobre 2004, le ministère des transports a publié les résultats définitifs de l’activité transport en France en 2003.
Le transport de marchandise a augmenté de 0,7% par rapport à 2002 qui avait marqué un recul de 1,3%.
Le trafic par rail et par route baisse et le trafic par voie d’eau est en progression du fait des matériaux de construction et des produits agricoles. Les investissements en infrastructure sont de 41% pour le réseau ferré et 52% pour les ports maritimes. Le réseau routier a augmenté ses crédits de 6%.
L’Antenne du 22/11/04
L’administration Bush a choisi de ne pas intervenir.
La valeur de l’euro augmente et rend les économies européennes moins compétitives.
Pour se garantir du risque de change deux techniques s’offrent au vendeur :
L’opération à terme et l’opération optionnelle
L’opération à terme :
La fixation du cours de change afin de se prémunir contre la dépréciation du dollar, l’entreprise peut, par une opération à terme, supprimer les variations inattendues en s’entendant sur un cours à l’échéance du paiement.
On peut être gagnant ou perdant, mais le risque est éliminé puisque l’entreprise est assurée de toucher une somme prédéterminée avec son banquier.
L’opération optionnelle :
Les entreprises répondant à des appels d’offre peuvent avoir recours aux opérations optionnelles qui la garantissent contre une évolution défavorable des cours, tout en conservant la possibilité d’une évolution favorable. Par exemple, on pense que le dollar va poursuivre sa baisse mais une hausse n’est pas à exclure suite à un sommet du type G7/8. L’entreprise achète donc une option de vente de dollars contre des euros. En cas de baisse effective du dollar, l’assurance fonctionne : la banque achète le dollar au taux prédéterminé (supérieur au cours réel), moyennant une prime. Si en revanche le dollar remonte, l’entreprise renonce à faire jouer son assurance.
L’Antenne du 23/11/04
Tous les conseils pour vendre, négocier, s’implanter en Chine dispensés par des experts présents aux deux journées le 23 et 24 novembre 2005. On peut les rencontrer en prenant rendez-vous avec eux.
L’Antenne du 23/11/04
Russia has a population of 145 million people and an annual
increase of its GDP of roughly 6%. Its inflation rate went down to 12%. Commercial exchange with Europe has increased by 18%
every year.
Russia represents for French companies a market with high potential. However it appears to be hazardous risk at the same time.
Hereby follows testimonies of a big French food company and a SME which specialises in the making of ice cream cones.
The big group :
With a turnover of 1.4 billion Euros Bonduelle's strategy is to develop its frozen ready to eat food and its fresh
food as well as to expand in Eastern European countries and particularly in Russia.
Hereby follows an interview with Benoit Bonduelle, CEO of the company :
"With an average salary of 100 Euros per month, Russians spend 59% of their income on food. they are sensitive to good quality products.
The products that we make in Russia are equivalent in quality to the products we make in Western Europe. We've built an efficient commercial
network by working with Russian importers who are based in Moscow and Saint Petersburg. Because of the size of the country, one
must not underestimate the logistics costs. Unpayed bills are frequent. We must follow up the clients accounts and evolution closely.
The counterfeiting market is booming. We must resort to the economic police. In Russia our flagship product is corn. Such a product
was virtually inexistent before in this country. To help our production we had to rent out Kolkhozes. Our packaging factory opened its doors
in May 2004. Its production capacity amounts to 120 million cans (80% corn and 20% peas) for an initial investment of 16 million Euros.
In this project the BERD bank is financially supporting us by 35%. To go through such a project we had to work with a local engineering
company and choose local subcontractors and have the support of regional and local authorities. To build such a factory we had to obtain
48 licenses whereas in France two would have been enough.
The SME :
France-Cône a family based company which was acquired in 1991 and based in Epernon became number 2 in Europe. It makes
500 million cones destined to ice cream industry. It is now beginning to expand to Russia. Here follows the interview of Jean Christophe Laplace,
CEO of the company :
"The group's expansion involves a dynamic export strategy. We are present in Australia, In Algeria and in Russia.
Russia is a buoyant market. Ice cream is in constant demand because of an emerging middle class who buys freezers and the developing of
a large scale distribution. Not to mention such companies as Nestle or Unilever which are impacting the country with advertising
campaigns.
An increasing number of ice cream manufacturers chooses to
subcontract their production of cones so that they can concentrate their efforts
on the core of their trade. We've created Russia-Cones. To succeed in Russia you need to understand Russian mentality and find
Russian partners. We created a joint venture with a Russian industrial who owns 22% of the company's capital.
It took us a long time to obtain authorizations and guaranties. We rely on such companies as Nestle through the signing of commercial
partnerships."
Source : The Antenne newspaper dated 23/11/04
Rail freight has increased due to fears over rising road transport costs and road congestion and road tolls in most european countries like Switzerland, Austria, Germany and France, and long term concerns over environment. Even in the UK Rail freight has increased by 6% according to the transport study group at the university of Westminster.
P&O ferrymasters are consolidating their intermodal activities. Intermodality meaning containers carried by rail, or trucking. Trucking levels have decreased by 50%.
Source : IFW dated 06/09/04
The French department for transport published the results for transport activity in 2003 at the end of October 2004. Good transport increased by 0.7% in comparison with 2002 which showed a 1.3% drop.
Rail and road traffic both show a decrease whereas inland waterways traffic is increasing because of building materials and agricultural products. Infrastructure investments are up by 41% for rail lines and 52% for sea ports. Road networks have increased their credits by 6%.
expenditure.
The Bush administration chose not to intervene. The Euro value has increased and makes Europe’s economy less competitive. Two techniques are available to the seller : Dealings for the account and optional dealings :
Dealings for the account :
The exchange rate is predetermined to protect oneself against the fall in value of the dollar. A company can cancel all unexpected fluctuations by agreeing on an exchange rate when payment is due. One may lose or win but risk is null because a company is sure to gain a predetermined amount with its banker.
Optional dealings :
Companies which meet tender offers can resort to optional dealings which insure them against unfavourable exchange rates without having to rule out the possibility of a favourable variation.
The company buys a predetermined amount of dollars. If the dollar drops the insurance jumps in, the bank buys dollars at the predetermined rate (higher than the real rate) with a fee. On the other hand if the dollar goes up, the company gives up using its insurance.
Source : The Antenne newspaper dated 23/11/04
Tips to sell, negotiate and start up in China will be given by experts on the 23rd and 24th of November 2005. You can meet them by appointments.